Non, M. Mamère, la loi ne peut pas s’inspirer de la société!
Je lis cette saillie – si je puis dire… – de Noël Mamère à l’intention du député Xavier Breton, l’un des trop rares députés à se battre pour éviter que les lois de bioéthique ne deviennent le prétexte à des manipulations insupportables des êtres humains. Xavier Breton avait évoqué le droit des enfants à naître dans un couple stable et le sieur Mamère lui a répondu :
« Arrêtez de nous asséner votre conception judéo-chrétienne du mariage. […] Nous sommes dans une société laïque et nous sommes, dans cet hémicycle, en train de fonder la loi. Celle-ci ne s’inspire pas des religions. […] La loi s’inspire de la société. »
Je passe sur le fait que ce député qui a publiquement violé la loi en organisant une parodie de mariage est bien mal placé pour faire la leçon à quiconque sur ce sujet. Mais je note l’argument, typique de la dictature du relativisme: « La loi s’inspire de la société. »
C’est avec de tels arguments que l’on a exterminé bien des gens, des Vendéens aux Juifs en passant par les koulaks et, aujourd’hui, par les enfants à naître. Si la loi s’inspire du consensus social, alors qui garantira la dignité de la personne humaine? La seule solution pour préserver les droits universels et absolus de la personne humaine, c’est de les fonder dans la loi naturelle – qui ne dépend pas du consensus social, mais du Créateur.
