La diplomatie du saint-siège et les révolutions arabes
Je lis sur le Salon beige cette explication de Christophe Dickès parue dans l’ Homme nouveau à propos de la diplomatie du saint-siège face aux tempêtes qui secouent aujourd’hui le monde arabe:
« Depuis plus d’un siècle, nous savons que le rôle international du Saint-Siège est avant tout l’expression d’une autorité morale, impartiale et neutre. Nous savons aussi que le Saint-Siège est un ardent défenseur du droit d’ingérence, comme cela a encore été exprimé il y a deux ans au sein de l’Organisation des Nations unies : «Les États ayant échoué dans leur fonction de protection de leur population doivent endosser la responsabilité juridique de leurs actions ainsi que de leur inaction», souligna à l’occasion le représentant du Saint-Siège à l’Onu, Kuriakose Bharanikulangara. Or les États de cette partie du monde sont en pleine déliquescence. A priori, l’impuissance domine face à ces bouleversements qui peuvent nous renvoyer aux temps les plus difficiles du XIXe siècle. Reste à ce jour, la seule voie […] exprimée et défendue dernièrement par l’historien Roberto de Mattei dans une lettre à Benoît XVI : «En face de la persécution, il existe des voies politiques et diplomatiques, des dialogues personnels et d’État : c’est cette voie-là qu’il faut plutôt suivre.» »
