On fête le solstice d’été dans la cathédrale de Bari!

Un lecteur que je remercie vivement m’a envoyé ce lien vers un article d’une « Gazette du Mezzogiorno », que j’ignorais jusqu’à ce jour. Mais l’article vaut la peine d’être lu: on y découvre que la cathédrale de Bari a servi de cadre aux festivités du solstice d’été. Je trouve déjà bizarre de danser dans une église, mais si, en plus, c’est pour fêter une fête païenne, cela me semble tout à fait déplacé.
Si la curie diocésaine veut fêter le « jour le plus long », il y a pourtant une fête liturgique bien connue et bien plus adaptée que les danses païennes dans le choeur: la saint Jean Baptiste, dont on sait qu’elle se situe à 6 mois de la Nativité du Seigneur, non pas seulement parce que les Saintes Ecritures rapportent que sainte Elisabeth était enceinte de 6 mois au moment de l’Annonciation, mais aussi parce Notre-Seigneur est la Lumière qui vient dans les ténèbres (ce que représente admirablement la proximité de Noël et du solstice d’hiver) et que saint Jean-Baptiste dit de Lui: « Il faut qu’Il croisse et que je diminue », ce que font les jours respectivement après Noël et après la Nativité de saint Jean-Baptiste.
Je comprends sans peine que ce symbolisme cosmologique paraisse bien éloigné à nos contemporains, mais je ne comprends pas qu’on aille cherche un paganisme recomposé pour fêter des périodes de la nature que notre calendrier liturgique intègre parfaitement!