En s’éloignant de l’Eglise, l’Europe s’éloigne du bien commun

En mai dernier, à Lisbonne, Benoît XVI s’est adressé au monde de la culture. Je relève ce paragraphe, particulièrement suggestif, dans ce discours.

On remarquera en particulier 1) la nécessité pour un peuple de s’enraciner dans ses valeurs traditionnelles; 2) le fait que l’Eglise soit « le grand défenseur » de la sagesse traditionnelle et du bien commun; 3) le fait qu’une société peut fort bien disparaître si elle s’éloigne de cette sagesse défendue par l’Eglise. Et hélas! le troisième point saute aux yeux de tous ceux qui regarde l’Europe contemporaine avec un minimum de recul historique.

« L’Église apparaît comme le grand défenseur d’une saine et haute tradition, dont la riche contribution se met au service de la société ; celle-ci continue à en respecter et à en apprécier le service en faveur du bien commun, mais elle s’est éloignée de la dite « sagesse » qui fait partie de son patrimoine. Ce « conflit » entre la tradition et le présent s’exprime dans la crise de la vérité, or c’est seulement cette vérité qui peut orienter et tracer le chemin d’une existence réussie, aussi bien en tant que personne que comme peuple. En effet, un peuple qui cesse de savoir quelle est sa vérité propre, finit par se perdre dans le labyrinthe du temps et de l’histoire, privé des valeurs clairement établies et sans grands buts clairement énoncés. »