L’économie n’est qu’un outil
Gotti Tedeschi, président de l’IOR, dont le nom fait la une des journaux ces jours-ci, vient par ailleurs de sortir un livre (je crfois qu’il se serait bien passé de la vaste campagne de publicité mondiale qui a entouré cette publication!). On y lit ces quelques lignes, assez remarquables sous la plume d’un banquier:
« S’il n’y a pas de respect pour la vie, qu’est-ce qui mérite le respect ? Je crois que le message de fond de « Caritas in veritate », c’est ceci : un outil – l’économie, la science et la technique sont des outils – ne peut et ne doit pas revendiquer d’autonomie morale ; cela entraînerait des dégâts irréparables pour l’homme, comme c’est effectivement arrivé. Et cela se produit quand l’homme oublie la signification du vrai et soumet la vérité à sa liberté qui, selon l’optique catholique, est désordonnée. L’autonomie morale d’un outil est un symptôme de confusion et de perte de la vérité. Il en découle que la vie humaine elle-même perd de sa signification, la dignité humaine perd sa valeur et l’homme devient un moyen de production, de consommation, d’épargne. En niant la vie ou en la subordonnant à d’autres valeurs présumées, on produit vraiment des dégâts irréparables. C’est pourquoi j’affirme clairement que l’origine de la crise actuelle est surtout morale et qu’elle est bien due à la négation de la vie. »
Source: Salon beige
