Benoît XVI et Zapatero
Je m’étais interrogé brièvement sur l’absence de Zapatero aux diverses cérémonies présidées par Benoît XVI en Espagne. Certes, je me doutais bien que le Pape n’allait pas subitement chanter les louanges du « mariage » homosexuel ou du « droit » à l’avortement, soutenus par le gouvernement de ce triste sire, mais j’avais naïvement imaginé que le Premier ministre espagnol aurait pu assister à l’une ou l’autre des manifestations de ce voyage pontifical.
Le blogue Benoît et moi « m’éclaire » sur cette absence remarquée:
« Le président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero a pris l’avion pour visiter les soldats espagnols en Afghanistan justement au moment où le Pape arrivait en Espagne. Sauf éléments dont nous n’aurions pas connaissance, ces militaires n’ont pas vu M. Zapatero sur ce théâtre d’opération depuis 2005, et notamment depuis après des affrontements très violents ayant entraîné de lourdes pertes de nationaux. Ils n’étaient donc peut-être pas à une journée près pour l’accueillir! »
Le Pape n’a pas été dupe, puisque
« il a regretté qu’en Espagne on vive un retour aux affrontements des années trente (dans une allusion claire à la Seconde République) avec un choc entre la foi et la modernité qui est en train de se raviver par un anticléricalisme renaissant ».
Anticléricalisme qui a été jusqu’à fermer, pour la première fois depuis 50 ans, la basilique de la vallée de Los Caïdos, sublime monument où sont ensevelies les victilmes des deux camps de la guerre civile de 1936 et où prient quotidiennement des moines pour les morts de cette guerre tragique (évidemment sans distinction d’idéologie). Précisément à l’occasion de la visite pontificale! Ceux qui n’auront pas reconnu à cette mesquinerie du gouvernement Zapatero le rictus grimaçant de l’Adversaire du genre humain doivent accorder une part remarquable au hasard dans le gouvernement des hommes…
