La communion à grand spectacle de la reine d’Espagne

Je lis sur le blogue de mon confrère Christophe Saint-Placide un intéressant article intitulé: « La réforme de la réforme au risque de la monarchie espagnole ».
Cet article revient naturellement sur le geste inouï et, disons le mot, scandaleux de la reine d’Espagne qui, délibérément, a refusé de recevoir la sainte communion à la façon traditionnelle. Elle savait pourtant mieux que quiconque que Benoît XVI avait publiquement annoncé son désir de ne plus donner la communion qu’à genoux et sur la langue. C’est donc en toute connaissance de cause qu’elle a choisi d’insulter le souverain pontife… réussissant, par son « opération de communication », à insulter ausst et d’abord Quelqu’un de plus grand encore, le Roi des rois présent dans cette hostie.
Qu’il soit possible de recevoir dignement la sainte communion dans la main, je ne le conteste pas. Ce que je conteste, c’est qu’il soit possible de recevoir dignement la sainte communion en en faisant un geste « politique ».
En tout cas, en voyant la reine d’Espagne poser ce geste que je dois fire, faute de mieux, « politique », j’ai frémi en songeant à la phrase fameuse du cardinal Pie à Napoléon III:

« Quand de grands politiques comme votre Majesté m’objectent que le moment n’est pas venu, je n’ai qu’à m’incliner parce que je ne suis pas un grand politique. Mais je suis un évêque, et comme évêque je leur réponds : le moment n’est pas venu pour Jésus-Christ de régner ? Eh bien ! alors, le moment n’est pas venu pour les gouvernements de durer! »

Cette dynastie qui a été ré-instaurée après avoir été chassée aurait dû avoir une petite idée de ce qu’est la fragilité des institutions humaines. Mais les leçons du passé n’ont servi à rien…