La Croix parle de nous
« La Croix » vient de publier un article de Céline Hoyeau sur la « blogosphère catholique ». Et évoque au passage Osservatore Vaticano. Avec le petit coup de griffe habituel sur les « tradis » et « l’extrême droite », dont je ne sais qui il vise cette fois-ci:
« Le Salon beige de son côté (20 000 visiteurs par jour revendiqués) est en lien avec plusieurs blogs de tendance « traditionaliste » ou « pro-life » (Riposte catholique, Méta-blog, Perepiscopus, Osservatore Vaticano…), pour certains proches des thématiques de l’extrême droite. »
Tout ce que je peux dire, c’est que je suis effectivement un lecteur assidu du Salon beige et des autres sites mentionnés. Je peux dire aussi que, comme Perepiscopus , Osservatore Vaticano appartient au réseau Riposte catholique . Je peux dire encore que notre blogue est sans aucune ambiguïté pro-vie (en français comme en anglais!) et qu’il n’est pas traditionaliste, au sens liturgique du mot, bien qu’un certain nombre de collaborateurs le soient. Pour les thématiques de l’extrême droite, cela fait longtemps que j’ai cessé d’essayer de comprendre à quoi ce mantra journalistique faisait allusion. La seule interprétation que je puisse imaginer – mais elle me paraît tellement absurde que je doute que ce soit la bonne -, c’est que la « légalisation » de l’avortement étant désormais considérée comme bonne par toute la classe politique française, à l’exception notable du Front national et de quelques personnalités isolées dans les autres partis de droite (et, j’espère, de gauche aussi, bien qu’aucun exemple ne me vienne à l’esprit), le combat pro-vie serait devenu une « thématique d’extrême droite ». Auquel cas, bien sûr, nous sommes « d’extrême droite », mais le plus simple est d’appeler les choses par leur nom: nous sommes pro-vie, parce que nous sommes catholiques. Je suppose que Mme Hoyau est également pro-vie et je n’imagine pas qu’elle se vante d’être d’extrême droite. Pour les collaborateurs d’OV avec qui j’ai parlé de la question, je peux ajouter sur ce point que notre vote – quand vote il y a, car il ne nous est pas toujours possible en conscience de voter – est guidé par ce que l’on appelle désormais les « points non négociables ». Et qu’il nous importe peu que les défenseurs de la vie, de la famille et de la liberté éducative soient encartés à tel ou tel parti…
