Joseph Ratzinger n’est plus donateur de ses organes

L’AFP nous signale que l’inscription de Joseph Ratzinger sur la liste des donateurs d’organes n’est plus valide depuis son élection à la tête de l’Eglise catholique. Le motif ne tient pas, semble-t-il, aux problèmes éthiques que pose la transplantation d’organes, mais au fait que le corps d’un Pape doit être conservé intégralement, pour une éventuelle vénération, et donc, en l’occurrence, que le corps de Joseph Ratzinger appartient à l’Eglise universelle.

La même dépêche précise:

« Le cardinal Ratzinger avait révélé en 1999 qu’il était inscrit sur la liste des donateurs d’organes, ce qu’il qualifiait d’ »acte gratuit d’affection et de disponibilité ».

Le 7 novembre 2008, Benoît XVI avait réitéré l’adhésion de l’Eglise catholique à la pratique des transplantations d’organes tout en souhaitant un « consensus de toute la communauté scientifique » sur la détermination du moment où la mort intervient, en tenant compte des « récents progrès » de la science. »

A côté de cette question de la détermination de la mort (qui devient de plus en plus complexe à mesure que la science et la médecine progressent), un autre problème moral grave se pose avec le don d’organes: notre foi en la résurrection des corps, qui est la principale raison de nos réserves sur la crémation, nous empêche également de voir le corps humain, fût-ce celui d’un défunt, comme une sorte de machine à outils.