Les nouveaux mouvements à la Curie romaine
Le vaticaniste Sandro Magister, dont les analyses sont toujours fort suggestives (et, surtout, aussi éloignées que possible de la manie du « scoop » qui caractérisent trop de journalistes) a récemment publié une courte étude sur les dernières nominations subalternes à la Curie. Et, en un sens, ce n’est pas moins important que les nominations « non subalternes », puisque cela fixe les orientations des décennies à venir.
Il note, en particulier, le renforcement de Communion et Libération au « ministère des Affaires étrangères » du saint-siège, la deuxième section de la secrétairerie d’Etat, avec la nomination de Mgr Andrea Ferrante, qui va suivre un certain nombre de pays latino-américains. Il rejoint Mgr Alberto Ortega Martin (chargé du Moyen-Orient) et le RP Massimiliano Boiardi.
Et Magister note aussi l’importance des Focolari à la Curie:
« En effet, en quelques mois, le cardinal Ennio Antonelli, président du conseil pontifical pour la famille, a été rejoint à la curie par deux autres ecclésiastiques également fils spirituels de Chiara Lubich : l’archevêque et futur cardinal brésilien Joao Braz de Aviz, nommé en janvier préfet de la congrégation pour les religieux (il a fait évoluer ce dicastère par rapport à la direction très conservatrice de son prédécesseur, le cardinal slovène Franc Rodé) et l’archevêque Giovanni Angelo Becciu, à qui a été confié en mai le poste délicat de substitut à la secrétairerie d’Etat, qui joue un rôle clé dans le gouvernement de la curie romaine. »
