Peut-on défendre la dignité humaine en restant dans la majorité?

Dans Présent de demain, Rémi Fontaine s’interroge sur la place au sein de l’actuelle majorité des quelques députés de droite qui ont résisté lors du vote des lois de bioéthique:

« Hisser le drapeau de la dignité humaine aux côtés de tels compagnons politiques, au sein même de ce camp de la honte, n’est-ce pas se tromper de hampe, empêchant précisément l’étendard invoqué de flotter dignement et librement comme il se doit ? N’est-ce pas nous tromper sur la place du camp qu’ils occupent, empêchant depuis trop longtemps le parti de la Vie d’offrir ou de servir politiquement une alternative digne de ce nom, sous le pavois d’une saine et nécessaire dissidence ? On ne peut servir deux maîtres ou deux camps à la fois : prétendre servir la vérité au sein d’un tel camp-Panthéon – où les adeptes largement majoritaires de Moloch côtoient quelques défenseurs de la loi (divine) naturelle –, est-ce encore servir la vérité ? N’est-ce pas aussi servir de caution à ce sinistre Panthéon et à sa dictature relativiste ? La question mérite en tout cas d’être posée au regard de ce que Benoît XVI appelle les principes non négociables et en vue des prochaines élections. »

Je n’ai pas de réponse à cette question.
Mais il est en tout cas fondamental de se la poser – et de la résoudre – vite. La question est décisive pour la crédibilité et la cohérence des catholiques attachés aux « points non négociables ».