De l’ardeur missionnaire à l’auto-sécularisation
Bien cachée dans les notes des lineamenta, je découvre cette citation « assassine » de Benoît XVI:
« Dans les décennies qui suivirent le Concile Vatican II, certains ont interprété l’ouverture au monde non comme une exigence de l’ardeur missionnaire du Cœur du Christ, mais comme un passage à la sécularisation, en trouvant dans celle-ci plusieurs valeurs d’une grande profondeur chrétienne, comme l’égalité, la liberté et la solidarité, et se montrant disponibles à faire des concessions et à découvrir des domaines de collaboration. On a ainsi assisté à des interventions de certains responsables ecclésiaux dans des débats éthiques, en réponse aux attentes de l’opinion publique, mais on a cessé de parler de certaines vérités fondamentales de la foi, comme le péché, la grâce, la vie théologale et les quatre fins de l’homme. On est tombé inconsciemment dans l’autosécularisation de nombreuses communautés ecclésiales; celles-ci, espérant attirer ceux qui étaient loin, ont vu s’en aller, dépouillés et déçus, ceux qui y participaient déjà : nos contemporains, lorsqu’ils nous rencontrent, veulent voir ce qu’ils ne voient nulle part ailleurs, c’est-à-dire la joie et l’espérance qui naissent du fait d’être avec le Seigneur ressuscité. »
