Les problèmes de communication de l’Eglise reconnus par les plus hauts responsables de la communication de l’Eglise…
Lorsque OV a été fondé, l’un des objectifs déclarés était de réagir contre les défaillances de la communication vaticane (c’était peu après l’affaire de Recife, où l’on avait vu l’Osservatore Romano hurler avec les loups contre Mgr Sobrinho). Depuis, à maintes reprises, nous avons eu droit à un discours lénifiant nous assurant qu’en réalité, il n’y avait plus de problème. Mais je découvre ces quelques lignes de mon confrère Frédéric Mounier, correspondant de « La Croix » à Rome, en marge de la présentation du deuxième tome du « Jésus de Nazareth » de Benoît XVI:
« Il [l’intellectuel italien Claudio Magris] a poursuivi : « Ce livre devrait, en soi, faire avancer le dialogue avec les non-croyants. Mais il ne pourra le faire, compte tenu des conditions actuelles du dialogue culturel. Et des difficultés de l’Eglise à faire connaître ses positions de façon accessible à tous. » C. Magris note, de la part de l’Eglise, ce qu’il appelle « une forte carence dans l’autoprésentation ». Paroles prononcées devant le cardinal Ouellet, préfet de la Congrégation des évêques, Mgr Gaenswein, secrétaire particulier de Benoît XVI, le P. Lombardi, directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège et de Radio Vatican, et Don Costa, directeur de la Libreria Editrice Vaticane… Ils ont opiné du bonnet… »
Manifestement, nous ne sommes pas seuls à considérer qu’il y a un problème…
