Immigration: entre dignité humaine et bien commun

Stefan Kessler, représentant du Service jésuite pour les réfugies (JRS), a récemment déclaré :

« La crise actuelle des migrants à Lampedusa est un indicateur de la plus grande incapacité de l’Europe de faire respecter les droits les plus fondamentaux des migrants. »

Je n’ai aucune information particulière sur la situation à Lampedusa (en dehors de ce qu’en dit la presse), mais il me semble qu’en matière d’immigtation, il faut tenir deux éléments (et, malheureusement, ce que j’ai pu lire du communiqué du JRS n’en tient qu’un): 1) Les immigrés, même clandestins, sont des êtres humains qui méritent d’être traités selon cette éminente dignité; 2) Les Etats ont le devoir de se préoccuper du bien commun et ne peuvent donc pas accueillir tous les immigrés (et, tout spécialement, ce bien commun exige le respect de la loi que viole évidemment l’immigration clandestine).
Il est clair que l’on ne peut pas privilégier l’un de ces points au détriment de l’autre, sans poser de graves problèmes du point de vue de la morale sociale chrétienne.