Serrano ne peut pas se plaindre de la destruction de son crucifix blasphématoire
Lu sur le Salon beige cette tribune de Jean Cartron, à propos du tristement célèbre « Piss Christ »:
« Si l’artiste est libre de saccager un symbole religieux, pourquoi les croyants ne seraient-ils pas libres de rendre sa dignité à ce symbole, puisque c’est précisément en tant que symbole religieux qu’il a été utilisé et souillé ? Si l’artiste a recherché la réaction émotionnelle comme but de son art, la destruction programmée et motivée de son œuvre par celui qui la reçoit en est l’accomplissement ultime. D’ailleurs, s’agissant d’une photographie, cette destruction n’est guère définitive, puisqu’il suffit d’en refaire un tirage pour la ressusciter. »
