Défendons-nous la même loi naturelle que les francs-maçons?

Benoît XVI a reçu , ce matin, une délégation du B’nai Brith, organisation maçonnique juive, à qui il a notamment déclaré:

« Notre devoir religieux commun est de combattre la pauvreté, l’injustice, la discrimination et la violation des droits humains universels. »

Sur le fond, j’applaudis évidemment (à la réserve près que je ne crois pas que la discrimination soit nécessairement mauvaise; à mon humble avis, il peut exister de bonne discrimination, comme le choix d’un conjoint, qui est évidemment « discriminatoire » pour les 6 milliards de personnes non choisies, mais qui n’en reste pas moins un choix excellent!): il est clair que la meilleure forme de dialogue interculturel que nous puissions développer consiste à partager des combats communs pour la loi naturelle.
Cependant, je ne peux pas croire que des francs-maçons partagent la même analyse que nous, catholiques, de cette loi naturelle et je crains que ce discours ne soit guère opérant – voire qu’il induise en erreur des fidèles qui croiraient possible de collaborer avec l’humanisme maçonnique.