Affaire de Washington (suite)

L’affaire de Washington, que j’évoquais récemment, est loin d’être terminée. On commence même à y voir un peu plus clair. Rappelons les faits dans leur brutalité. Alors qu’une messe solennelle en forme traditionnelle était prévue au sanctuaire de l’Immaculée Conception à Washington D.C., renouvelant celle de l’an dernier, cette célébration a été annulée sous le prétexte que le motu proprio Summorum Pontificum , finalement, ne concernerait que les messes en paroisse et non les célébrations occasionnelles.

Récemment, les organisateurs de cette messe ont donc tenu à savoir que les responsables du sanctuaire, et en premier lieu le recteur de la Basilique, Mgr Walter Rossi, n’étaient pas responsables de cette annulation. Donc acte !

Le rôle de Mgr DiNoia se précise également dans cette affaire. Certes il n’a pas tenu sa promesse de célébrer la messe comme prévue, ce que les Américains qui tiennent beucoup à la parole donnée, ont dû mal à avaler. Mais il a retiré son concours sur les instances de l’archidiocèse dont la responsabilité, dans cette affaire, va grandissante. Mgr DiNoia pouvait-il faire autrement dès lors qu’il n’est pas dans son diocèse et qu’il n’est pas cardinal ?

Puisque ni Mgr Rossi, ni Mgr DiNoia ne sont coupables, les plaintes se dirigent maintenant vers le cardinal archevêque de Washington D.C., Mgr Wuerl. Des plaintes très concrètes ! La messe devait être célébrée le 9 avril prochain. Il faut maintenant annuler les billets d’avion – nous sommes aux États-Unis – et les réservations d’hôtel. Selon nos informations, rien que les trois prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre qui devaient assister à cette messe en avaient pour 1 600 $ américains de billets d’avion.

S’il veut régler ce scandale et continuer à être bien vu de Rome, le cardinal Wuerl va devoir se rattraper. Vite et par un signe fort ! Il n’est pas dit que la cause de la messe traditionnelle soit la perdante à moyen terme.