Les vocations dans le diocèse de Tournai (2)
Quand il était doyen de Mons, l’abbé Harpigny avait pu donner des espoirs à certains. Ne se plaignait-il pas de la quasi disparition de la confession? N’en soulignait-il pas le tragique tout particulier pour les prêtres, avec comme conséquence l’effondrement de leur vie spirituelle et le contrecoup sur celle de leurs ouailles? Et pourtant, devenu évêque de Tournai, il a déçu à l’extrême. La première responsable de l’absence de vocations particulières, c’est l’absence de vie spirituelle, de vision surnaturelle, d’infusion de la grâce. Tant qu’on voudra en rester à une religion qui se limite à un partage entre copains, tant qu’on continuera à se vautrer dans le naturalisme et le pélagianisme, il n’y aura pas de vocations particulières. Il faut choisir.
Tournai a choisi de continuer sur la voie du déclin, et se situe ainsi dans la moyenne catastrophique des diocèses belges. Rien n’est fait pour redresser la barre, pour remettre en cause les orientations désatreuses de ces 40 dernières années. Rien ne ressort de la grisaille. Pire, Mgr Harpigny est connu pour son caractère autoritaire et multiplie les “cassages” de ses prêtres, toutes tendances confondues. C’est peu dire qu’il n’est guère perçu comme le père de ses prêtres. La brutale mise à l’écart de l’abbé Huvelle, autrefois doyen d’Enghien, en est un exemple.
D’un autre côté, Mgr Harpigny sait se montrer très conciliant avec le RP Germain Dufour, qui est la honte des hontes de l’Eglise de Belgique. Il s’agit de ce capucin marxiste qui célèbre des unions homosexuelles (souvenons-nous de ce scandale à Liège ) et qui a été candidat à plusieurs reprises sur des listes PC et PTB (maoïste). Le RP Dufour sévit toujours dans les diocèses de Tournai et de Liège. Pour montrer qui est ce personnage, voici mieux qu’une longue dissertation: en 1996, à l’occasion des 750 ans de l’institution de la Fête-Dieu à Liège, il est venu, avec une bande de nervis, perturber une procession du Saint-Sacrement organisée par la FSSPX. Cris, insultes au mégaphone, gestes obscènes, tout cela au passage du Saint-Sacrement… C’était une opération de dénonciation du fascisme, voyez-vous. Opération qui lui a valu une plainte pour entrave à l’exercice du culte et outrage aux objets du culte (art. 143 du Code pénal belge: “Ceux qui, par des troubles ou des désordres, auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d’un culte […] seront punis d’un emprisonnement de huit jours à trois mois et d’une amende de vingt-six francs à cinq cents francs”. Art. 144: « Toute personne qui, par faits, gestes ou menaces, aura outragé les objets d’un culte […] sera punie d’un emprisonnement de quinze jours à six mois et d’une amende de vingt-six francs à cinq cent francs »).
Bien sûr, le P. Dufour est exempt en tant que capucin mais il reste tranquillement vicaire et membre de l’équipe presbytérale à Péruwelz (diocèse de Tournai).
A Peruwelz, on l’a pourtant vu célébrer des funérailles totalement de son cru, où les textes “liturgiques” ne parlaient que du “Dieu du cosmos”, jamais du Dieu Trinité, incarné en Jésus-Christ.
Etant donné la notoriété du personnage, les scandales du RP Dufour sont parfaitement connus de Mgr Harpigny… qui se garde bien de prendre la moindre mesure. Pourtant, il se montre très capable de tourmenter tel prêtre qui a repris la célébration de la messe traditionnelle. Ou encore de dénigrer un curé devant ses paroissiens (en substance: “Votre curé est un alcoolique. Qu’il se débrouille tout seul!”).
On se plaint du départ de deux séminaristes mais faut-il s’étonner que si peu de jeunes aspirent à devenir les collaborateurs d’un suave pasteur plein d’une telle sollicitude envers son troupeau?
(à suivre)

