Quelques portraits « d’épiscopables » belges (1)
Pour profiter du calme estival, je vous propose de commencer un petit tour d’horizon des « épiscopables » belges.
Avec la nomination de Jürgen Mettepenningen comme porte-parole de la conférence épiscopale belge,
Mgr Léonard, président de cette conférence, s’inscrit dans la lignée danneelsienne. Ce choix, que j’avais déjà évoqué pour les nominations de Bruges et de Namur, est-il durable ou n’est-il que d’opportunité (pour rester seul maître à bord à Malines), l’avenir nous le dira. Il reste que la nomination de Mgr Léonard a été comprise, à Rome, parmi les forces vives du catholicisme belge, et même parmi les branches mortes dudit catholicisme, comme un signal « restaurationniste » et que le nouveau primat devra nécessairement tenir compte de cette image.
En attendant, survolons donc les profils disponibles.
Dans le vivier danneelsien, un nom vient immédiatement à l’esprit pour un des trois postes d’auxiliaires à pourvoir à Malines-Bruxelles : le P. Tommy Scholtès, s.j., dont j’ai déjà parlé ici .
Homme très bien introduit, plein d’entregent – certains disent « enjôleur » -, parfaitement à sa place dans le monde médiatique, carriériste achevé, il piétine depuis des années dans l’attente d’une mitre. Si son nom avait été proposé par le cardinal Danneels, il aurait été bloqué. L’ère léonardienne, avec sa production de danneelsisme sans Danneels, sera peut-être sa chance. Un rien arrogant, le P. Scholtès s’est même offert le luxe de publier, dans le journal « Dimanche » du 3 juin, une petite provocation vis-à-vis de Mgr Léonard à propos de l’enseignement de la religion dans les écoles (voir ici ).
Mais cela ne veut rien dire : comme on le voit ces derniers mois, Mgr Léonard aime promouvoir des gens à contre-courant de la restauration qu’il est censé mener. S’il s’agit de trouver un digne successeur à Josef De Kesel, Tommy Scholtès fera très bien l’affaire.
(à suivre)
