Roselyne Bachelot dénoncée sur Radio Vatican

J’avais lu, sur le blogue Perepiscopus de mon confrère Maximilien Bernard, l’excellent communiqué de Mgr Aillet, évêque de Bayonne, contre les déclarations ahurissantes de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, sur l’avortement et sur la drogue – communiqué dont voici quelques morceaux choisis:
« Elle ose affirmer que l’avortement n’est pas un mal nécessaire et n’hésite pas à présenter « l’offre de soins » en matière d’IVG, c’est-à-dire le nombre d’avortements pratiqués, comme un critère essentiel d’évaluation des Agences régionales de santé. […]
Par ailleurs, Mme Bachelot qui se targue d’avoir interdit, au nom de la protection de la jeunesse, la vente d’alcool et de cigarettes aux mineurs, vient de se prononcer en faveur de la mise en place expérimentale, en France, de salles d’injection (pudiquement appelés « centres de consommation supervisés ») pour accueillir les toxicomanes et leur permettre de se droguer « proprement » !
Nombreux sont donc nos concitoyens, et plus particulièrement les professionnels de la santé, qui s’inquiètent des orientations, des dérives et des incohérences actuelles de la politique de la santé publique en France. Les mots « santé » et « soins » auraient-ils désormais un nouveau sens ? »

Pour être tout à fait francs, nous avons largement dépassé le stade de l’inquiétude et de l’interrogation en ce qui concerne Mme Bachelot. Elle est manifestement totalement inféodée au lobby pro-mort et elle n’a, par conséquent, aucun titre à être ministre de la Santé.

En revanche, la bonne nouvelle – et l’objet de cet article -, c’est que la voix de Mgr Aillet commence à porter. Il vient d’être interrogé sur Radio Vatican sur ce sujet précis de la promotion scandaleuse de l’avortement, non plus comme un mal (prétendu nécessaire), non plus comme (supposé) droit, mais même comme un bien. Pour lire un résumé ou télécharger son intervention, rendez-vous ici !
Et, puisque l’on parle de Rome et d’évêques français, si le nouveau président de l’Académie pontificale pour la Vie, Mgr Carrasco, pouvait parler avec autant de vigueur des dérapages de Bachelot que de ceux de Zapatero, les catholiques français s’en réjouiraient vivement… et si le nouveau président de la congrégationj des Evêques, le cardinal Ouellet, pouvait envoyer en France beaucoup d’évêques parlant aussi clairement que Mgr Aillet, les catholiques français s’en réjouiraient plus encore!