Un évêque du Wisconsin préconise l’arrêt de la Communion systématique au Précieux Sang pour les fidèles

Lors d’une retraite avec les prêtres de son diocèse, Mgr Robert Morlino , évêque de Madison (Wisconsin), leur a suggéré de ne plus admettre systématiquement les fidèles à la Communion sacramentelle au Précieux Sang lors des célébrations eucharistiques. C’est un nouvel exemple, après celui du diocèse de Phoenix (Arizona), d’une réflexion d’un évêque américain sur la généralisation – et dans une certaine mesure sur la banalisation – de la communion systématique des fidèles sous les deux espèces. L’évêque n’en a pas fait une obligation à des prêtres, mais dans une lettre qu’il leur a adressée, il les a invités à y réfléchir tant il a pu personnellement constater que la communion sous les deux espèces n’était pas propice à l’approfondissement par les fidèles de la révérence due à l’Eucharistie. Cette habitude – et toute habitude éloigne de la compréhension de ce qu’on fait – a aussi pour effet d’allonger indument le temps de la communion des fidèles, et exige le recours à des « ministres extraordinaires ». Finalement, cela brouille la compréhension de ce qu’est le Sacrement et du rôle du prêtre dans l’accomplissement des Saints Mystères chez les fidèles. L’usage, pour les fidèles, de ne communier que sous l’espèce du pain (qui, de toute les manières, “contient” le Christ en sa “totalité”) remonte à 1415. Le concile de Vatican II , autorisait de nouveau l’usage de la communion sous les deux espèces, mais en laissait la décision aux évêques. Cet usage n’a pas cours en France – ou de manière rarissime comme lors des Messes de mariage, et seulement pour les deux époux –, mais il est devenu courant aux États-Unis depuis 1975 par une autorisation spéciale du Saint Siège, laquelle s’est officiellement achevée en 2005 et n’a pas été renouvelée. Poursuivre la communion sous les deux espèces pour les fidèles constitue donc une violation de la loi de l’Église. Il est curieux que si peu d’évêques américains s’en soient avisé…