Divorcés-remariés : le diocèse d’Evreux fait fi de la doctrine de l’Eglise

Dans le n°14 du journal du diocèse d’Evreux, Eglise d’Eure , on trouve aux pages 12 et 13 un article sur les divorcés-remariés, intitulé « Accueillir les divorcés, l’Evangile nous presse ! ». Au-delà de l’accueil de ces personnes, c’est, comme pour Mgr Daucourt, à une remise en cause de l’indissolubilité du mariage que l’on assiste. Voici l’article :

C’est autour de ce thème (titre d’un de ses livres) qu’une soixantaine de personnes se sont retrouvées le 3 juin à l’Espace Nétreville pour une conférence-débat avec Guy de Lachaux . Celui-ci, prêtre dans le diocèse de l’Essonne, chemine depuis longtemps avec des groupes de divorcés. C’est auprès d’eux qu’il a découvert la force de l’Evangile, la puissance de la Parole de Dieu qui guide, qui console et qui guérit. En 2008, on a recensé 265.000 mariages et 132.000 divorces soit un divorce pour deux mariages et c’est pourquoi l’Eglise ne peut abandonner tous ces gens au bord du chemin. Le divorce est comme un séisme dans une vie, c’est une immense souffrance qui peut déstructurer l’individu et le conduire à s’isoler (problèmes matériels, affectifs, vie sociale …). Partant de ces constatations, Guyde Lachaux propose de lancer 6 défis à l’Eglise.

1er défi : accueillir les divorcés . Tout simplement. Tous sont formels : c’est une rencontre, une main tendue, un événement fortuit qui les aide à s’en sortir. Il faut savoir les écouter, les accueillir et cheminer avec eux à la manière de Jésus à Emmaüs. 2ème défi : Aider à se reconstruire . Nous ne sommes pas psychothérapeutes, mais nous, chrétiens, avons un savoir-faire de rencontre, d’écoute, de partage en équipes. Nous avons à notre disposition un trésor, la Parole de Dieu, qui possède une formidable force de guérison. Des groupes de parole peuvent permettre qu’un chemin de deuil devienne chemin d’avenir. 3ème défi : les divorcés ou séparés peuvent-ils vivre de façon vraie un temps de prière autour d’un remariage ? Oui, sans qu’il s’agisse d’un simili-mariage. Avancer ensemble avec l’aide d’un couple accompagnateur formé pour cette démarche. Les temps de prière disent : « on n’efface pas la vie antérieure mais Dieu est là au coeur de notre amour, avec sa miséricorde ». 4ème défi : on ne peut pas condamner quelqu’un à vivre sans les sacrements . On devrait étudier la possibilité d’une réintégration sacramentelle au bout d’un certain temps de cheminement. C’est un défi humain et un défi de la pensée théologique.

5ème défi : repenser complètement la Pastorale du Mariage . Guy de Lachaux pense que le sacrement est bradé et que l’Eglise accepte toutes les ambiguïtés. Il faudrait mettre sur pied uncatéchuménat du mariage.

6ème défi : nous ne pouvons pas croire en Dieu foyer d’amour et accepter la débâcle de l’Amour . Les chrétiens devraient être en première ligne pour la réussite des couples et de l’amour. C’est après un temps de questions, d’échanges et de témoignages que Guy de Lachaux s’en est allé : saurons-nous relever ces défis ?

On le voit : la confusion pointe son nez dès le 3e défi. L’enseignement de l’Eglise catholique est mis sous le boisseau, le remariage est clairement abordé, et d’ailleurs, au 4e défi, il est déclaré qu’on [qui est ce on ?] ne peut pas condamner quelqu’un à vi vre sans les sacrements. Sauf s’il s’agit d’un épouvantable intégriste, cela va sans dire (mais cela va mieux en le disant : ces diocèses qui nous parlent sans cesse d’accueil et de pardon sont les même qui rejettent sans procès les affreux intégristes…). Réintégrer le pécheur dans la vie sacramentelle, l’Eglise le fait et cela passe par le sacrement de confession. Pour les divorcés-remariés, il y a une exigence : l’absence totale de relation conjugale. A ce prix, l’Eglise peut réintégrer ces personnes dans la vie sacramentelle. Mais dans le diocèse de Mgr Nourrichard , on fait un peu ce que l’on veut avec la doctrine…