Les séminaires américains recrutent de plus en plus

Les vocations sacerdotales sont en hausse aux États-Unis. Une réalité tangible dans de nombreux séminaires. Certes, cette nouvelle tendance enregistrée cette année n’est pas vraiment une “explosion” et les besoins en prêtres pour les dix ou vingt années à venir ne seront pas satisfaites. Mais il y a un mieux constatable par rapport aux années “noires” de ces quarante dernières années. C’est un soulagement et un encouragement. En voici quelques exemples.

Le Theological College de Washington, D.C., a enregistré pour cette année universitaire 2011/2012 un nombre record de séminaristes : 91 !, auxquels il faut ajouter 5 séminaristes de retour, temporairement, dans leurs diocèses pour une année d’aide à l’apostolat en paroisses.

Le Pontifical College Josephinum de Columbus (Ohio) a reçu, en début de cette année universitaire, 40 nouveaux impétrants, portant le nombre total de séminaristes à 186 : le plus grand nombre enregistré depuis les années 1970.

Le St. Paul Seminary School of Divinity ( University of St. Thomas de Saint Paul and Minneapolis, Minnesota) a reçu cette année 30 nouveaux séminaristes ce qui porte leur nombre total à 100, le plus haut depuis 1980. Un afflux qui, faute de place, a poussé 24 séminaristes hors du séminaire pour s’installer dans un ancien couvent…

À Rome, le Pontifical North American College s’est gonflé à la rentrée de 76 nouveaux séminaristes. Ils sont désormais 250 : le séminaire est complet !

L’année universitaire 2010/2011, selon ce que je comprends d’un article du Catholic News Service (qui dépend de la Conférence épiscopale), avait enregistré un nombre total de séminaristes aux États-Unis de 3 608, un accroissement de 125 séminaristes (soit 4 %) par rapport à l’année universitaire précédente.

Ce ne sont bien sûr là que des précisions quantitatives ou statistiques. On s’accorde aux États-Unis à préciser que cette augmentation en nombre s’accompagne aussi d’une augmentation de la “qualité” de ces jeunes gens : pieux et orthodoxes. Nous sommes loin des comportements des années 1970 et suivantes… Et c’est là, vraiment, un signe particulièrement encourageant.