Un particulier sauve une chapelle

À Cornimont, dans les Vosges, Gérard Andréoli , Nancéien de 52 ans, chef d’entreprise dans le bâtiment, a racheté la chapelle de Travexin, datant du début du XX e siècle, qui a failli être rasée. La chapelle, désacralisée, servira de lieu d’exposition. Il raconte

« J’apprends [mi 2010 ] que la chapelle est à vendre. L’évêché avait chargé un agent immobilier de la négociation. Un client est prêt à l’acheter pour la vider de ses objets liturgiques, la démolir, récupérer la pierre et vendre le terrain ».

Il contacte l’agence immobilière, visite l’édifice et déclare :

« Je n’avais pas vocation à acheter une église, mais quand on voit l’intérieur on n’a pas le droit de la raser ».

Il signe le compromis sur place. Sans le sou. « Je voulais être sûr de bloquer l’affaire. L’évêché avait déjà vendu l’orgue ». Il le rachète et conclut un accord selon lequel l’édifice devait être cédé en l’état, avec son contenu. Les cloches sonneront les heures et il sera célébré quelques cérémonies par an.

« Maintenant quand je vois une église, je me détourne. Des fois que l’évêque [ Mgr Jean-Louis Papin ] ait envie de la vendre ».