Mgr Gaschinard encourage à manifester

Mgr Hervé Gaschignard , évêque d’Aire et Dax, a écrit le 14 décembre un message à ses diocésains concernant le mariage; On y lit :

« 1- Il faut en premier lieu regretter l’absence de débat dans l’attitude actuelle du gouvernement et de nombreux élus. Le rapporteur de la loi a précisé que les auditions consistaient « à éclairer le débat sur le projet de loi, pas à juger de son opportunité ». Une telle attitude discrédite encore davantage les institutions politiques déjà bien fragilisées aux yeux d’un grand nombre, en particulier de la jeunesse, dont l’abstention aux dernières élections reste préoccupante. Les évêques de France ont appelé à ce débat depuis plusieurs mois. Ils se sont fermement prononcés dès le 8 novembre dernier, et j’ai moi-même souligné ces propos dans les médias diocésains. […] Que les catholiques de notre pays sachent que leurs évêques les encouragent à parler, à écrire, à agir, à se manifester….ils ont le droit de témoigner de ce qui, dans la lumière de notre foi et selon la logique de la raison et du bon sens, leur semble essentiel pour le présent et pour l’avenir ».

2- Les carences de fond sont désormais bien connues. Citons parmi d’autres :

3- Mais alors, que faire ?

4- Continuer l’action

Compte-tenu de l’ampleur et de la gravité des questions posées, il n’est pas bon d’entrer dans des réformes aussi ambitieuses et hasardeuses. D’autres projets se préparent : l’expérimentation sur l’embryon, les questions de la fin de la vie, une nouvelle révision des lois de bioéthique. Ils réclament tous une réflexion approfondie. Il nous appartient d’entendre les questions posées à notre société et d’analyser les crises qui la minent, en premier lieu la crise économique et ses multiples conséquences. Déjà des groupes de chrétiens se mobilisent, y réfléchissent et y travaillent. Je demande à tous de les rejoindre et de participer au service du bien commun. Il faut connaître et diffuser la pensée sociale de l’Église, qui éclaire les questions de la vie, de la famille et de la société. Avec toutes les personnes de bonne volonté, nous bâtirons alors une société plus libre, plus juste et plus vraie, plus respectueuses des faibles.