La remise en cause des fondements de la société donnera naissance à un monde pire
Lors de son homélie de Noël, Mgr Di Falco , évêque de Gap, a déclaré :
« […] Mais on doit parler aussi de la crise que traverse notre société et des grands débats qui l’agitent, avortement, euthanasie, mariage pour tous, adoption, procréation médicalement assisté, théorie du genre qui prétend qu’au-delà des données physiques on peut choisir d’être un homme ou une femme. La profonde remise à cause des fondements de la société, de ce qui la structure, de ce qui la fait vivre ne peut que donner naissance à un monde dont on peut craindre qu’il ne soit pas meilleur mais pire. […]
Quoi qu’en dise la ministre du logement, les chrétiens sont engagés dans de nombreuses organisation caritatives. Parmi ces associations on trouve « EMMAÜS », fondée par l’Abbé Pierre. Que penser lorsqu’on a appris que quand le président de la République est allé inaugurer un Centre Emmaüs le service de presse de l’Elysée a fait enlever les portraits de l’Abbé Pierre sur le podium. Y aurait-il une histoire officielle revue et corrigée par les pouvoirs successifs en place ? Ne devons-nous pas accepter l’histoire telle qu’elle est, quelle nous plaise ou nous dérange ?
[…] Face à ces situations de détresses les médias occupent l’opinion avec pour la énième fois une hypothétique fin du monde et avec le débat autour du mariage pour tous. À l’heure où nous célébrons la naissance de l’Enfant par excellence, peut-être est-il nécessaire de resituer ce débat à son juste niveau et de réfuter les arguments de ceux qui accusent l’Eglise d’homophobie parce qu’elle s’oppose au mariage pour tous. […] Ce n’est ni sur un plan religieux ni sur le plan moral qu’elle s’oppose au mariage pour tous mais pour des raisons anthropologiques évidentes. […]
