Les cardinaux Barbarin et Vingt-Trois absents de Rome
Ce matin, le pape Benoît XVI recevait le Sacré Collège au Vatican, afin de saluer chaque cardinal avant sa renonciation au Souverain Pontificat. Il a encouragé à plusieurs reprises les cardinaux à rester unis, malgré leur diversité, ce qui n’est pas une mince affaire :
« Ensemble, nous pouvons remercier le Seigneur qui nous a fait grandir dans la communion, et ensemble le prier de vous aider à grandir encore dans cette unité profonde, de sorte que le Collège des Cardinaux soit comme un orchestre, où les diversités – expression de l’Eglise universelle – contribuent toujours à l’harmonie supérieure et la concorde. »
« Restons unis , chers Frères, dans ce mystère: dans la prière, en particulier l’Eucharistie quotidienne, et ainsi servons l’Eglise et toute l’humanité. C’est notre joie, que personne ne peut nous enlever.
Avant de vous saluer personnellement, je désire vous dire que je vais continuer à vous être proche par la prière, en particulier dans les prochains jours afin que vous soyez pleinement dociles à l’action de l’Esprit Saint dans l’élection du nouveau pape . Que le Seigneur vous montre celui qui est voulu par Lui. Et parmi vous, le Collège des cardinaux, il y a aussi le futur pape auquel je promets déjà ma révérence et obéissance inconditionnelles. Pour cela, avec affection et gratitude, je vous donne cordialement ma Bénédiction apostolique. »
En déclarant sa soumission inconditionnelle, le terme son importance, au futur pape, Benoît XVI a fait comprendre aux cardinaux qu’il fallait qu’ils fassent de même. Une façon de leur faire comprendre que leur soumission à son égard avait été conditionnel…
Mais ce matin il manquait au moins deux cardinaux, qui n’étaient pas souffrants (pas à ma connaissance) et qui n’avaient pas, semble-t-il, d’obligation particulière, hormis des invitations à la radio… Les cardinaux Philippe Barbarin et André Vingt-Trois , deux des quatre cardinaux français électeurs, n’étaient pas à Rome.
