Le tourment du pontificat selon le cardinal Vingt-Trois
Extrait de l’homélie du cardinal André Vingt-Trois hier à Notre-Dame de Paris :
« Il faudrait encore évoquer l’implication totale de Benoît XVI dans son ministère d’unité, qu’il s’agisse des relations avec les autres confessions chrétiennes ou des relations avec le judaïsme, des relations avec l’Islam et avec les autres religions. Mais on peut dire qu’un des tourments de son pontificat a été de vouloir éviter à la Fraternité saint Pie X de s’incruster dans une attitude schismatique. Sa patience et sa longanimité ont été remarquables, même si la réponse n’est pas aujourd’hui à la mesure des appels sans cesse renouvelés. De même a-t-il invité les catholiques chinois à entrer dans un chemin de réconciliation. »
Le cardinal archevêque de Paris avait-il pris le soin d’aplanir les relations entre la Fraternité Saint-Pie X, dont la plus grosse paroisse se situe dans son diocèse, et Rome ? Ou a-t-il soufflé sur les braises du conflit ? A-t-il fait partie des évêques qui ont freiné des quatre fers contre cette réconciliation ? On sait que l’Institut du Bon-Pasteur, installé à Paris, n’est pas accueilli par l’archevêque. Ni, officiellement, aucun institut traditionaliste. Comment a-t-il accueilli le motu proprio Summorum Pontificum dans son diocèse ?
Est-ce comme cela que l’on montre sa bonne volonté sur ce dossier sensible ?
Le cardinal André Vingt-Trois a pour secrétaire un prêtre ancien membre de la Fraternité Saint-Pie X. Comme bon nombre de prélats, le cardinal plaide pour une désintégration de cette fraternité et d’une récupération au cas par cas des ses prêtres, et non pour une réconciliation. S’il y a bien quelque chose qui le tourmente, c’est cela.
