Pas de réforme en vue pour la « curie » de la CEF

L’Assemblée plénière des évêques de France du printemps prévue à Lourdes du mardi 19 matin au vendredi 22 mars midi 2013, a été reportée, en raison du Conclave qui se tenait à Rome à la mi-mars. L’Assemblée plénière se tiendra à Paris, en la Maison de la Conférence des Evêques de France du 16 au 18 Avril 2013.

Outre la finalisation du document très attendu sur les écoles catholiques, cette assemblée entérinera surtout la fin du mandat du cardinal André Vingt-Trois . Il devrait être remplacé par l’archevêque de Lille, Mgr Laurent Ulrich , actuel vice-président de la CEF, afin que le noyau dirigeant de la CEF reste aux commandes. Certes, le cardinal Philippe Barbarin aurait quelques velléités à remplacer son confrère parisien, mais son caractère trop indépendant l’empêche d’avoir suffisamment de soutien. Et comme aucun candidat alternatif ne se dégage, ni à gauche (malgré l’ambition de certains, à Rennes ou à Clermont, qui attendent leur heure) ni à droite , par manque de soutiens, la succession du cardinal Vingt-Trois ne devrait être qu’une formalité, sauf évènement imprévu.

On a beaucoup parlé de la réforme nécessaire de la curie romaine lors du conclave. En France, la règle, c’est que l’on ne change rien. Le noyau dirigeant -ou la curie de la CEF- reste en place. Et elle restera en place, tant que Rome ne changera pas sa façon de procéder aux nominations épiscopales. Le nonce, Mgr Luigi Ventura , qui avait donné beaucoup d’espoir, s’est avéré très décevant, allant jusqu’à faire regretter son prédécesseur Mgr Baldelli .

Néanmoins, on peut légitimement penser que la réforme de la curie, qui se profile sous l’égide du pape François Ier, pourra à terme apporter un changement dans le processus de cooptation des évêques français, d’autant que le vivier de prêtres des années 70 tant à être remplacé par une nouvelle génération, formée sous Jean-Paul II et Benoît XVI .