LCWR : de « graves malentendus » avec le Saint-Siège…

À l’occasion de l’assemblée plénière de l’ Union internationale des Supérieures Majeure s qui se tient à Rome, la sœur franciscaine Florence Deacon , présidente de la Leadership Conference of Women Religious ( LCWR ), a prononcé un discours d’une vingtaine de minutes, un discours très attendu du fait de l’appel romain à la réforme de l’institution en avril 2012, et de la confirmation rappelée par la Congrégation pour la doctrine de la Foi en avril dernier, et appuyée par l’autorité du Souverain Pontife. La présidente de la LCWR a reconnu, en termes codés, que de « graves malentendus » subsistaient entre son organisation et le Saint-Siège : « Ce que l’évaluation [du Saint-Siège d’avril 2012] montre, c’est qu’il existe de graves malentendus entre les responsable du Vatican [du Saint-Siège en vérité, le Vatican c’est la Cité-État…] et les religieuses [de la LCWR en vérité, pas des religieuses en général…], et le besoin de prière, de discernement et d’écoute attentive » . Comme il fallait s’y attendre, le soutien apporté par le pape François aux conclusions de l’enquête romaine a mis mal à l’aise les religieuses de la LCWR comme je l’avais rapporté ici . La sœur Deacon tente d’expliquer le jugement du pape François par sa méconnaissance du dossier, ce qui est insultant pour le Souverain Pontife : « Nous nous interrogeons sur ce qui a vraiment été rapporté au pape nous concernant. Je doute qu’il nous ait suivi de très près quand il était en Argentine. Nous nous interrogeons si on lui en a dit vraiment beaucoup [sur nous] » . Supposer que le pape François , dès lors que nous commençons à un peu mieux cerner son caractère, aurait avalisé la position du Saint-Siège sur la LCWR sans avoir pris connaissance du dossier et en avoir discuté avec ses collaborateurs de la Curie, relève de la méthode Coué. La présidente de la LCWR serait avisée de réfléchir quelques minutes à la manière dont le supérieur de la province des jésuites d’Argentine a su “remettre d’équerre” la Compagnie et la protéger des délires d’une certaine interprétation de la théologie de la libération. C’est ainsi que la sagesse lui viendrait…