« Nous sommes dans le monde, mais nous ne lui appartenons pas »

Mgr Le Saux , évêque du Mans, écrit dans son éditorial du mois de mai :

« Les tensions fortes autour de la loi pour le mariage des personnes de même sexe manifestent des clivages qui étaient prévisibles et annoncés. Ce qui préoccupe le plus est l’invasion organisée et militante de la théorie du genre, particulièrement dans le secteur éducatif, et le refus de la différence sexuelle. La conception de la dignité humaine, qui découle de la sagesse grecque, de la révélation judéo-chrétienne et de la philosophie des lumières, n’est plus reconnue comme un bien commun culturel ni comme une référence éthique. C’est un profond changement qui nous touche, nous les chrétiens particulièrement. Suivre le Christ et vivre la vie chrétienne nous met dans une distance sociale et culturelle que nous devons assumer. La vie chrétienne ne peut plus s’accommoder d’un vague conformisme social. Elle suppose un choix délibéré qui engage une certaine rupture avec le monde. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire. Nous sommes dans le monde, mais nous ne lui appartenons pas. »

La philosophie des lumières mises au même rang que la sagesse grecque ou de la révélation, c’est assez étrange. La philosophie des lumières est pas nature individualiste et elle est, selon ce principe, à la source de l’idéologie moderne, qui nous amène aujourd’hui la dénaturation du mariage, pour satisfaire des ego.