Des veilleurs debout devant l’évêché de Versailles

Yves Daoudal les a appelés les veilleurs de l’Eglise :

« Il y a eu des veilleurs debout, les 4 et 5 juillet, devant le siège de la conférence des évêques de France, où avait lieu une réunion du « conseil permanent ».

Hier, des veilleurs sont apparus devant le siège de l’archevêché de Paris, rue Saint-Vincent.

Certains s’offusquent de cette action, pensant que c’est traiter les évêques de la même façon que les membres du gouvernement qui a imposé la « loi » sur le « mariage » homosexuel.

Il y a là une erreur de perspective. Les veilleurs ne disent rien. Ils sont là. Ils assurent une « veille ». Leur présence est en effet réprobatrice quand elle est place Vendôme ou devant un tribunal. Mais elle est plutôt interrogative quand elle est devant le siège de la conférence épiscopale ou un évêché. Elle veut dire : qu’en est-il ? Car il y a eu un beau mouvement épiscopal, puis une espèce de honteuse capitulation en rase campagne, si l’on en croit le long texte d’une « commission » qui fait semblant de représenter l’épiscopat mais ne représente que ses signataires. Cette veille devant l’évêché « interpelle » par sa seule existence, comme le dit malicieusement Me François Teutsch dans un excellent article de Boulevard Voltaire .

On remarque que Mgr Habert est allé rendre visite aux veilleurs de Sées assis sur le parvis de la cathédrale, le soir du 4 juillet, et les a encouragés. Il y avait là aussi le recteur du séminaire et l’archiprêtre de la cathédrale. Donc la « veille » n’était pas du tout ressentie comme une attaque par cet évêque.

On remarque aussi qu’aucun évêque du noyau dirigeant – pardon, du « conseil permanent » – n’a eu l’extrême condescendance d’aller adresser la parole aux veilleurs qui étaient devant le siège de la conférence épiscopale.

On remarque enfin que Mgr Rey ou Mgr Aillet ne condamnent pas cette action mais continuent le combat et demandent aux fidèles de continuer l’action dans toute sa diversité. […]

Il serait souhaitable, comme certains semblent le vouloir, qu’il y ait des veilleurs debout devant tous les évêchés, et pas seulement devant celui de Paris. Mais réellement devant tous les évêchés : y compris ceux de Toulon et de Bayonne. Il peut aussi y avoir des veilles d’approbation et de remerciement – et de louange de Dieu. Et cela ferait taire les mauvaises langues qui accusent de pharisaïsme ceux qui ont le courage d’agir. »

Hier, des veilleurs se tenaient devant l’évêché de Mgr Aumonier :