Sur la franc-maçonnerie, ils ressortent Mgr Thomas
Mgr Jean-Charles Thomas , évêque émérite des diocèses d’Ajaccio et de Versailles, a rédigé un texte publié sur le site progressiste du Comité de la Jupe, en défense de l’abbé Pascal Vesin , démis de ses fonctions en raison de son appartenance à une loge maçonnique.
Mgr Thomas est en effet connu pour avoir, à plusieurs reprises, défendu le droit d’être catholique et franc_maçon, ce qui est contraire, d’une part à la logique, car on ne peut être à la fois croyant et relativiste, et d’autre part à la discipline de l’Eglise, ce que savent ces deux clercs.
Son texte n’est qu’un ensemble de questions, visant à mettre en cause la décision de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Mgr Thomas laisse entendre que la Congrégation a profité de la vacance du Siège apostolique pour prendre cette décision.
Et il en vient au fameux « dialogue », alors même que les officines maçonniques nient le droit de l’Eglise à s’exprimer au sein de la société :
« L’heure est probablement venue de réfléchir sur le dialogue qui pourrait exister entre l’Église et la Franc-Maçonnerie. Le Concile Vatican II, avec « Nostra aetate » et « Dignitatis humanae » notamment, a considérablement fait évoluer les rapports de l’Église romaine avec le Judaïsme, l’Islam, les religions non chrétiennes et les non-croyants. Or, jamais encore n’a été entreprise une étude officielle sur les rapports susceptibles d’exister entre l’Église et les diverses Obédiences maçonniques en Europe et à travers le Monde. Une grande diversité caractérise ces Obédiences, leur histoire, leurs relations avec les diverses Confessions chrétiennes. Beaucoup de francs-maçons dialoguent avec des chrétiens ou collaborent avec eux. Beaucoup de catholiques entretiennent des relations fraternelles avec des francs-maçons, parfois sans le savoir. Franc-Maçonnerie et Église catholique doivent-elles se considérer comme d’éternels ennemis ? Ou aborder délibérément une nouvelle phase de leur histoire tourmentée pour mieux se connaître et en tirer conséquences ? Il est temps de dépasser les contacts informels souvent tenus secrets : ils ont eu leur mérite ; ils ont préparé le chemin ; ils ne suffisent plus. Á l’heure d’internet et de la mondialisation de l’information, à l’heure où il est urgent de faire progresser la fraternité et la liberté face aux violences ou recherches extrémistes du pouvoir, l’heure ne serait-elle pas déjà venue d’une confrontation et d’un dialogue respectueux entre l’Église romaine et les Obédiences maçonniques qui l’accepteraient ? «
