Mgr Dagens honore François Mitterrand

L’évêque d’Angoulême annonce sur son blog la pose samedi 28 septembre à 11h, d’une plaque sur l’église de Jarnac, avec ce texte :

« ENFANT DE JARNAC, FRANÇOIS MITTERRAND, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE 1981 À 1995, A ÉTÉ BAPTISÉ DANS CETTE ÉGLISE LE 6 MAI 1917. SES OBSÈQUES Y FURENT CÉLÉBRÉES LE 11 JANVIER 1996 ».

Et l’évêque s’en explique, passant sous silence l’avancée de la culture de mort sous Mitterrand, avec notamment le remboursement de l’avortement et la lutte contre l’école libre :

« J’ai souhaité qu’une inscription soit apposée dans cette église, à l’endroit même où se trouvaient autrefois le lieu du baptême, les fonts baptismaux. Cette inscription sera dévoilée le samedi 28 septembre 2013, à 11 heures, en présence de toutes les personnes qui ont des raisons de comprendre cet acte de mémoire, auquel la municipalité actuelle s’est associée de façon efficace.

Moi-même, évêque d’Angoulême, je me souviens de mon unique rencontre avec celui qui était encore Président de la République française, alors qu’il venait inaugurer en mars 1995 le musée qui porte son nom. Le maire de Jarnac m’a présenté à lui et je lui ai dit ceci : « Monsieur le Président, vous avez tout à l’heure parlé de retour aux sources, en évoquant votre venue à Jarnac. Vous savez que, pour nous, chrétiens, la source primordiale de nos vies, c’est le baptême, et je vous le dis d’autant plus que votre acte de baptême est exposé à quelques mètres de l’endroit où nous nous trouvons. » François MITTERRAND m’a regardé et m’a dit à peu près : « Je le sais. Je n’ai jamais douté de cela . »

Quelques mois plus tard, le 11 janvier 1996, j’ai été appelé à présider ses obsèques en cette église de Jarnac, en présence de sa famille et de ses amis, en célébrant une messe qu’il avait déclarée « possible » et en choisissant avec l’une de ses sœurs les textes de la Parole de Dieu qui seraient lus au cours de cette célébration. […]

Plus de dix-sept ans après cet événement, il m’a semblé possible de rappeler que, de son baptême à ses obsèques, François MITTERRAND est demeuré un enfant de Jarnac et un enfant de Dieu. À un certain moment, sans doute en mars 1995, il a choisi d’être enterré là où il avait été baptisé et où il avait vécu près de ses parents qui venaient régulièrement dans cette église. Cette continuité fait partie de cette histoire invisible qui est aussi réelle que l’histoire visible.

Je dois ajouter à cette mémoire un autre élément incontestable : de Jarnac, où se trouvait sa maison familiale, François MITTERRAND se rendait assez souvent à l’abbaye voisine de Bassac. Il savait que s’y trouvaient les reliques de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Ce n’est sans doute pas par hasard qu’en décembre 1995, alors qu’il résidait avenue Frédéric Le Play, à Paris, il a demandé, un matin, à venir toucher les reliques de Thérèse qui passaient devant son appartement. C’est l’académicien Jean GUITTON, qui a raconté cette rencontre car il savait que François MITTERRAND n’avait pas cessé de lire et d’aimer Thérèse. Cela aussi fait partie de l’histoire invisible. (Cf Jean GUITTON, Mon testament philosophique, Paris, 1997, p.267) »