La famille est le lieu naturel où on apprend à découvrir le sens de la liberté

25 ans après la visite du pape Jean-Paul II à Nancy et en Lorraine, une messe a été célébrée par le cardinal Jean-Louis Tauran , président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Dans son homélie, il a déclaré :

« Mais un autre motif pour rendre grâce ce sont les papes de ces derniers temps, qui ont su rendre l’Église attentive aux signes des temps. C’est l’un d’entre eux qui nous rassemble, le bienheureux Jean-Paul II. Dans sa première encyclique – Redemptor hominis – il écrivait : « L’Église cherche à regarder l’homme comme avec les yeux du Christ Lui-même, elle prend toujours davantage conscience d’être la gardienne d’un grand trésor : l’ineffable mystère de la filiation divine (n°18) » Oui, dans ce monde dur que nous nous sommes construit, où chiffres, performances et apparences exercent souvent une véritable tyrannie, nous chrétiens sommes appelés à exercer le « pouvoir du coeur ». Albert Camus, dans son livre La Chute, fait dire à un athée s’adressant à un chrétien : « Vous me parliez du jugement dernier. Je l’attends de pied ferme. J’ai connu ce qu’il y a de pire, le jugement des hommes ». Exerçons donc « le pouvoir du coeur « pour signifier avec une douceur qui n’exclut pas la vigueur :

Demandons à Dieu de faire de nous tous des « messagers de la miséricorde ». Qu’il accepte notre gratitude pour nous avoir donné son Fils qui le rend visible et, par sa vie, ses miracles, sa mort et sa résurrection, nous révèle la miséricorde infinie du Père. Saint Bernard de Clairvaux a magnifiquement écrit : « Dieu ne peut pas souffrir mais il peut compatir ». »