La crise des vocations sur le terrain
La baisse du nombre de prêtres commence à se faire cruellement sentir, surtout dans les diocèses qui refusent de faire appel aux communautés dynamiques, qu’elles soient traditionalistes ou non. Précisons au passage que le diocèse de Fréjus-Toulon ne connaît pas la crise des vocations et que, par conséquent, Mgr Dominique Rey ne connait pas les mêmes problèmes que ceux évoqués par certains de ses confrères.
Par exemple, Mgr Denis Moutel , évêque de Saint-Brieuc, explique :
« Nous sommes vraiment à un tournant et nous prenons davantage la mesure de ce que le trop petit nombre de prêtres va entraîner pour le service des communautés chrétiennes et les nominations à venir. »
Le diocèse de Saint-Brieuc a toujours un vicaire général, mais n’a plus de vicaire épiscopal.
« J’ai nommé un diacre permanent délégué épiscopal pour l’ensemble des propositions de la foi et membre de l’équipe épiscopale ».
« Cette raréfaction des prêtres doit nous amener à les affecter davantage au service de la foi et à ne pas les accaparer dans des tâches administratives ou organisationnelles »
Mgr Gérard Daucourt , évêque de Nanterre, indiquait peu après la nomination à Lourdes de son ancien évêque auxiliaire, Mgr Nicolas Brouwet , qu’il ne souhaitait pas un nouvel auxiliaire, « pour ne pas appauvrir le diocèse ou un diocèse extérieur d’un de ses prêtres ». Mgr Daucourt n’a pas non plus nommé de second vicaire général, depuis la nomination de Mgr Laurent Dognin à Bordeaux, comme évêque auxiliaire en janvier 2011.
Dans le diocèse de Mende, Mgr François Jacolin ne compte plus que 35 prêtres en activité, dont 5 de moins de 60 ans :
« J’ai un vicaire général de 59 ans à plein-temps, et un seul vicaire épiscopal de 39 ans, qui est chargé aussi de la formation des laïcs et de la coordination des services pastoraux, tout en étant à mi-temps en paroisse ».
La plupart font « au moins 1 000 km par mois ». Et cela va aller en empirant.
